4200 kilomètres en 6 jours, cela fait une trotte. Mais si j’ai décidé de parcourir une telle distance en si peu de temps, c’est que le grand désert patagonien ne présente que peu de points d’intérêt. Sa beauté repose dans son immensité et sa constance. Des paysages à la végétation rase, usée par les vents. L’autre raison qui m’a poussé à me hâter était que j’avais rendez-vous à Buenos Aires avec Flo, que certains d’entre vous connaissent, et qui m’a fait le plaisir de venir passer une semaine avec moi dans la capitale argentine.

Cette visite impromptue, tout aussi agréable et bienvenue qu’elle soit a fait peser sur mes épaules une grande pression: Mademoiselle venait à condition que nous prenions des cours de tango intensifs. Vu mon sens du rythme en générale, et mes prédispositions pour la danse en particulier, inutile de dire que j’ai accepté le deal avec appréhension. Un peu de lecture plus tard, nous découvrons que pour apprendre le tango, il faut se rendre dans une “milonga”: une école de tango.

Buenos Aires en regorge, mais comment trouver “la bonne”? Nos recherches nous renvoient toutes vers le même lieu: La Viruta, située dans le quartier de Palermo. Pour finir de me convaincre que c’est l’endroit idéal où aller, je découvre l’adresse: 1366 Armenia calle. C’est décidé, c’est à La Viruta que je me ridiculiserai en dansant.
Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voici le lendemain soir au 1366 où je découvre que non seulement La Viruta se trouve sur Arménia calle, mais qu’elle se trouve aussi en face de la cathédrale San Gregorio El Iluminador, et comme si tout cela ne suffisait pas, c’est dans les locaux du Tachnagsoutioun argentin qui accueille cette école de danse: c’est mon Grand Père qui serait fier!


Alors que je rentre dans la salle, le gardien des lieux me sourit et me lance un “Barev”. Merde si on m’avait dit que non content d’apprendre le tango à Buenos Aires, j’allais prendre des cours n Arménien. Quelques minutes plus tard, je comprends que mon sympathique compatriote est juste le gardien et que les locaux sont simplement mis à disposition de la millonga qui se trouve au rez de chaussée.
Après nous être sagement mis dans le groupe des débutants, le cours commence… et force est de constater que c’est difficile, très difficile, extrêmement difficile même. Unos, dos, tres… j’ai beau compter, je n’y arrive pas. Pour compliquer les choses, la piste de danse est bondée et je n’arrête pas d’entrer en collision avec d’autre danseurs tout aussi novices que moi.
Qu’importe, je m’acharne et je m’acharnerai durant 4 soirées. Le résultat final sera… décevant, mais certains disent qu’il faut une vie pour apprendre à danser le tango. Entre deux cours, on en profite aussi pour visiter la ville, et là, force est de constater les similitudes avec Paris.

Qui a dit que j’assurais pas en tango?


Les porteneros (habitants de Buenos Aires, en référence aux trois ports qu’abrite la ville) adorent appeler leur ville, le Paris de l’Amérique du Sud: je ne peux que confirmer. Tout y est: l’architecture des bâtiments,  les cafés, même l’incivilité des habitants et les merdes de chiens sont là: vraiment à s’y méprendre…
Un ristreto au café Tortini, un passage obligé au cimetière de Ricoleta avec un hommage à Eva Peron qui repose là bas; impossible non plus de résister à un resto 100% viande accompagné de 2 litres de Malbec (un par personne, faut ce qu’il faut pour faire glisser les 800 grammes du steak…).
Pour me ridiculiser encore plus, nous allons aussi apprécier du tango sur la place Dorrego à San Telmo. Cela me confirme dans ma nullité mais me motive pour apprendre: c’est quand même la classe le tango!

danseurs de tango sur la place Dorrego à San Telmo


Entre deux visites, nous prenons le temps d’aller nous incliner devant la Bonboniera, le célèbre stade de Boca Junior où le non moins célèbre Maradona joua de nombreuses années et où il dispose d’un siège d’honneur à vie.

La Bonboniera et l’ombre de la main de Dieu


Buenos Aires est agréable aucun doute, mais le monde, le bruit et la cohue me font réaliser après 5 jours passés sur place, que les grandes villes ne m’avaient pas manqué tant que cela…

Et vlan un pêle mêle…

IMG_0872_anto

Et bing une petite vidéo de tango

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4 Comments

  1. oops, i did expect to watch Anto in a Tango..so upset 😀

    1. @Tiny: well ok, I will eventually post some secret picture later to show my tango dancing talents 😉

  2. Je me vois obligee d’ajouter ma version quand aux cours de tango pris et aux progres incontestables de Monsieur Anto – si j’insiste je n’ai pas l’habitude de faire des compliments dans ce domaine mais j’avoue que j’ai ete agreablement surprise 😉

  3. Quand les deux partenaires sont en accord parfait, le tango argentin devient envoûtant et très agréable à regarder. Vivement les photos !

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