Départ de Punta Arenas et c’est parti pour 4200 kilomètres. La seule pause que je m’accorde est pour me rendre à la Péninsule de Valdès voir les orques tueurs, qui ne daigneront même pas me montrer le bout de leur nageoire.
Rouler 4200 kilomètres, principalement en ligne droite peut paraitre rébarbative, mais j’adore l’exercice. Cela permet de mieux se rendre compte de l’immensité de la Patagonie. Traverser les paysages pelés durant des dizaines et des dizaines d’heures, ne rien voir d’autre que le néant durant tout ce temps est inspirant et me laisse le temps de réfléchir face à notre insignifiance face aux éléments.

durant mes pauses, quelques photos des paysages monotones de l’extrême sud argentin


Pour me tenir compagnie, je n’ai pas grand chose de plus que quelques vigognes qui viennent s’abriter du vent derrière ma voiture pendant la nuit. La journée, sauf les rares camions qui remontent en direction de la Capitale Fédérale Buenos Aires, je dois me contenter de quelques mirages à l’horizon.
 

A l’horizon, quelques rares mirages pour me tenir compagnie


La monotonie du désert patagonien est rompue quelques 800 kilomètres avant d’arriver à Buenos Aires lorsque j’entre dans la région de la Pampa. Cette région très fertile est le grenier de l’Argentine et l’un des greniers du Monde. C’est l’une des plus importantes zones de production céréalière de la planète, et c’est des récoltes de ces immenses champs que provient la majeure partie des revenues d’exportation du pays.
L’entrée dans Buenos Aires est sans histoire, sauf que cela faisait longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans une grande ville, à fortiori une mégalopole de 13 millions  d’habitants.

En 6 jours, je parcours 4200 kilomètres, gagne 23 degrés de latitude et 28 degrés Celsius de température. Ah oui un truc que j’ai oublié de vous dire, ma traversé patagonienne est aussi rendue moins monotone grâce à une invité surprise : une fuite d’huile qui me force à m’arrêter tous les 300 kilomètres pour faire le niveau. Faites le calcul en 4200 kilomètres, ca fait 14 arrêts à ouvrir le capot et vérifier mon niveau d’huile. Youpi!

Et en vidéo ca donne cela:

Quand au pêle mêle, bang le voici:

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4 Comments

  1. DIS , ANTO , C’ EST ENCORE LOIN L’ AMERIQUE : <>

    1. J’ai bien peur que oui, en plus je ne vais pas vraiment des lignes droites donc…

  2. (1ère photo) Tagada ! Revoilà les Dalton ! Des Dalton tout pelés, fatigués de chercher dans cette immensité. Attention ! Ils sont encore plus futés et plus excités ! Tu es passé au bon moment et Chérie n’a pas fait le coup de la fuite à son BeauGosse à cet endroit-là ! Car dans ce paysage, difficile de passer inaperçu …

  3. (1ère photo) Tagada ! Revoilà les Dalton ! Des Dalton tout pelés, fatigués de chercher dans cette immensité. Attention ! Ils sont encore plus futés et plus excités ! Tu es passé au bon moment et Chérie n’a pas fait le coup de la fuite à son BeauGosse à cet endroit-là ! Car dans ce paysage, difficile de passer inaperçu …

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