Sur ma route vers le Golfe Persique je descends sur Shiraz. Malheureusement pour moi c’est un assez mauvais timing et j’arrive trop tard dans cette ville.
Trop tard pour pouvoir goutter au célèbre vin de Shiraz. Ce vin si célèbre qu’on soupçonne le cépage Syrah d’être dérivé du nom de la ville. Trop tard car depuis 30 ans et la révolution islamique, les vignes ne servent plus qu’à fournir du raisin de table et de l’huile de pépin de raisin… Quel gâchis !
J’arrive aussi trop tard mais cette fois-ci seulement de quelques mois pour pouvoir profiter des jardins de Shiraz. La ville en regorge, mais en plein mois de janvier, pas beaucoup de roses à sentir, ni d’odeur d’essences dont s’enivrer.
Heureusement, il me reste encore des célébrités locales, intemporelles celles-là, dont je peux profiter. En effet Shiraz est aussi connue pour être la ville de la poésie. C’est ainsi que Sa-adi, Rumi, Omar Khayyâm entre autres en sont originaires. Mais c’est sur la tombe de Hafez que j’ai décidé de me rendre.

Hafez tient un rôle central dans la culture iranienne. Un proverbe dit même que dans toute maison iranienne devraient se trouver deux ouvrages : le Coran et l’intégrale de Hafez. L’ordre dans lequel les ouvrages sont disponibles est laissé à la discrétion du maitre de maison évidement.
Mon passage à Aramgah-e-Hafez (tombeau d’Hafez) me donne l’occasion d’assister à un rituel étonnant appelé le Faale-Hafez. Alors que je me trouve au pied de la sépulture, une iranienne s’approche de la tombe et après s’être longtemps recueillie à genoux, elle ouvre le volume de Hafez à une page au hasard. Le culte autour de Hafez est tel qu’on lui loue même certaines vertus surnaturelles. C’est ainsi que l’on dit que l’avenir peut être déduit du poème qui sera pointée par le hasard.

Shiraz renferme aussi un petit bijou d’architecture islamiste avec le complex Aramgah-e Shah-e Cheragh, qui est la tombe d’un des frère de l’Imam Reza tue ici au IXeme siècle. Magnifique cours carré entourée de plusieurs dômes recouverts de mosaïques dans le style si typique iranien. Malheureusement, l’entrée est interdite aux appareils photos ; aux touristes aussi d’ailleurs, mais ma barbe et mon facies peu gaulois les a trompés !
De mon séjour à Shiraz, rien d’autre de bien original. L’habituelle promenade au bazar et dans le centre ville, mais surtout lezardage au soleil sous plus de 15 degrés en journée. Ca faisait longtemps que ca ne m’était pas arrivé, alors j’en profite au maximum !

Et zou, un pêle-mêle

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4 Comments

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  3. eh ben mo poto t’ es gonflé !!! même sans pinard , je suis prêt ; si t’ as besoin de quelqu un pour porter tes valises , fais moi signe !!

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