Après mon étape citadine à Ispahan, j’avais envie d’avoir une expérience du désert. On l’oublierai presque mais l’Iran est partagé par 2 immenses déserts : Dasht-e Kavir au Nord et Dasht-e Lut au Sud.

Et cela tombe plutôt bien car Ispahan n’est qu’a 450 kilomètres de Khoor, qui est en plein milieu du désert du Nord. C’est comme ca que ma fière Lizzie et moi-même décidons de nous lancer à l’assaut du désert. Pour avoir une expérience aussi fidele que possible je choisis de poser mes valises à Gameh, une oasis de 200 habitants.
La route est bonne, très bonne même, mais 300 kilomètres sans aucun virage finissent par devenir fatiguants. Elle traverse des paysages magnifiques, du désert de pierre et de terre avec en fond de hautes montagnes dont certaines sont enneigées.

En chemin je ne croise pas grand monde hormis quelques camionneurs et quelques chameaux qui traversent souvent imprudemment la route…

Mon escapade désertique est aussi l’occasion de tuer une idée reçue: il ne fait pas toujours chaud dans le désert : la meilleure preuve. En journée 6 degrés, la nuit -5. Et oui ca calme.

J’arrive enfin à Gameh, de nuit et après m’être égaré pendant une quinzaine de kilomètres sur une piste – et je peux confirmer que rien ne ressemble plus à un croisement de routes dans le désert, qu’un autre croisement de routes dans le désert, surtout quand les panneaux sont écrits en farsi.

 


Le lendemain, je décide de faire une belle boucle de 300 kilomètres pour voir les curiosités locales. Au programme un lac de sel et un désert de sable. Inutile de les décrire et mieux vaut ici se taire et afficher des photos pour témoigner de ce que la nature peut faire. Je n’ai jamais rien vu de tel. C’est époustouflant de beauté !


 

Mon deuxième jour dans le désert, je décide de laisser Lizzie au garage et de me promener dans l’oasis où poussent des palmiers qui fournissent une trentaine de variétés de dattes différentes. Et en me promenant je découvre la source de l’oasis. Nous nous disons souvent que l’eau est précieuse sans toujours savoir pourquoi. Aujourd’hui j’ai la raison en face de moi. Le village entier vit grâce à cette source d’eau qui coule d’un trou dans la colline.

Presque poétiquement, des petits poissons ont élu domicile dans les canaux qui amènent l’eau vers les habitations. Au sommet de l’entrée de la source, un palmier a décidé de pousser, là, sur la colline. Et finalement pourquoi ne ferait-il pas ce qui lui plait ?

 
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2 Comments

  1. […] moments qui m’ont coupé le souffle, comme  la traversée du désert Dash-e-Kavir en Iran, l’arrivée au camp de base de l’Annapurna dans l’Himalaya, ou encore la traversée […]

  2. […] des sommets l’Himalaya jusqu’aux routes cambodgiennes inondées, en passant par les déserts iraniens, […]

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