Ce matin en me levant et en regardant ma montre, je me suis aperçu que nous étions le 14 septembre 2011. Et alors me direz-vous ? Et bien voilà exactement un an, je quittais le rond point du Trocadéro au guidon de ma chère Lizzy pour me lancer dans une folle aventure.

Pendant ces 365 jours sur les routes du monde il s’est passé beaucoup de choses : des découvertes de lieux extraordinaires comme les monastères des Météores en Grèceles villes troglodytes en Cappadoce ou encore les temples de Bagan en Birmanie.

Des moments qui m’ont coupé le souffle, comme  la traversée du désert Dash-e-Kavir en Iran, l’arrivée au camp de base de l’Annapurna dans l’Himalaya, ou encore la traversée clandestine et par la jungle de la frontière indonéso-malaisienne après 10 jours de trek.

Cette année a été riche en émotions, comme lorsque je suis retourné à Merzifon devant les ruines du collège américain où ma grand mère avait étudié avant de devoir fuir la Turquie pour sauver sa vie en 1915; ou lorsque j ‘ai dansé le kotchari avec des kurdes, alors que je me trouvais au pied du Mont Ararat. Il y a aussi eu cette journée unique ou je me suis promené au milieu des ruines d’Ani, accomplissant le rêve que mon Grand Père a entretenu toute sa vie sans jamais ne pouvoir l’exhausser.

Ces 365 jours m’ont aussi permis de découvrir des lieux mythiques, que je connaissais sans ne les avoir jamais vus: la place Saint Marc de Venise, le palais de Topkapi à Istanbul, la mosquée bleue d’Ispahan, le Taj Mahal à Agra, le temple d’Angkor Watt au Cambodge …

Mais ce qui restera les souvenirs les plus forts de cette année nomade, ce sont les incroyables rencontres que j’ai eu la chance de faire. Me reviennent en mémoire l’hospitalité de cette famille arménienne à Bavra, qui alors qu’il faisait -10 degrés dehors et que je m’étais fait piéger par la nuit, m’a ouvert sa porte sans me poser aucune question. Cette discussion impromptue avec Massoud, ce jeune Iranien professeur de français, qui a appris la langue de Molière en écoutant les chansons de Diams. Cette heure passée avec cet Intouchable en charge de la combustion des corps à Vârânasî assis en face des bûchés dont il avait la charge. Ou encore cette rencontre avec un chaman animiste de la tribu Eng, dans l’Est de la Birmanie, qui a demandé aux esprits qu’il vénère de me suivre et de me protéger durant mon voyage.

Ces rencontres de gens au quatre coins du monde m’ont conforté dans ma certitude que nos différences sont infimes face à ce noyau d’Humanité qui nous unit tous. C’est cette Humanité qui m’a permis de communiquer et d’échanger avec toutes ces personnes en transcendant nos différences sociales, culturelle et linguistiques.
Evidement tout n’a pas toujours été facile et il y a aussi eu des coups durs : mes soucis médicaux qui ont forcé un retour en France et qui ont failli mettre un coup d’arrêt à mon voyage. Le départ de mon collègue d’aventure qui s’en est suivi, après seulement deux mois de voyage.

Et puis il y a aussi eu les petites galères, râlantes mais qui se finissent bien : la rupture de ma chaine en Iran dans une zone hautement sensible, qui m’a valu un long interrogatoire par des soldats de la République Islamique, qui craignaient que je sois un espion. Mes innombrables problèmes gastriques en Inde dus à l’inexistence d’hygiène même la plus élémentaire ; ma crise de fièvre jaune au beau milieu de la jungle indonésienne, ou encore mes multiples crevaisons en Asie qui arrivent toujours sous une pluie de mousson battante.

Mais au final, que ce soient d’incroyables découvertes ou de grosses galères, tout cela fait partie du voyage et sans elles, ce projet n’aurait pas la même saveur. Chaque épreuve rend l’aventure dans laquelle je me suis lancé plus unique et plus fascinante, et aucune n’est insurmontable sauf si j’en décide ainsi.
Beaucoup d’entre vous m’ont posé la question de la date de mon retour, question à laquelle je n’ai encore jamais répondue. N’ayant pas encore rempli mon contrat, à savoir effectuer le tour du monde, et étant loin d’être arrivé à saturation, je suis heureux de vous annoncer que je vais signer pour un an de plus. Vous ne pensiez quand même pas que j’allais vous planter là et arrêter en si bon chemin.

La prochaine étape consistera à terminer la remonté du Vietnam jusqu’à Hanoi d’où je me séparerai temporairement de Lizzy. J’irai faire un tour rapide en Australie avant de m’envoler en direction de l’Amérique du Sud.
Je continuerai en overlander et ne voyagerai que par la route, tout en conservant mon indépendance (je vous révèlerai comment très prochainement c’est promis…). L’itinéraire que je suivrai sera celui que j’avais prévu initialement (petit rappel pour ceux qui auraient déjà oublié).

J’espère que vous avez pris autant de plaisir que moi pendant cette première année, et que vous continuerez à suivre mes errances assidument dans ce qui s’annonce être la suite d’une folle aventure.
Et comme un anniversaire sans cadeau, ce n’est pas vraiment un anniversaire, un petit pelle-mêle photo des meilleurs moments de ces 29 000 premiers kilomètres. 

Lizzy washing in Erevan, Armenia

Stay Tuned !
 

Similar Posts

3 Comments

  1. Je te souhaite un bon anniversaire a toi et a Lizzie et une bonne continuation pour les prochains mois.
    A te lire la passion que tu as et que tu mets dans ton tour du monde transpire et ne laisse aucun doute sur l’impact que toutes ces rencontres ont eu et ont toujours sur toi.
    Je te souhaite de prendre autant de plaisir dans la suite de tes aventures tout en etant prudent (l’amerique du sud n’est pas le plus simple des continents).

    1. Merci beaucoup mademoiselle 😉

Leave a Reply

Your email address will not be published.