Le célèbre Half Dome
Le célèbre Half Dome


Parti de San Francisco et après avoir fait un petit détour par le Golden Gate Bridge, c’est en compagnie de Florence, une amie à moi, que nous avons pris la direction du célèbre Yosemite. Ce gigantesque parc national est mondialement connu pour les énorme formations granitiques qu’il abrite. Il est depuis de nombreuses années devenu le paradis des grimpeurs en tout genre, y compris les plus oldschool et les plus téméraires. Je vous encourage à regarder ce très beau reportage sur  Alex Honnold, un grimpeur très célèbre dans la communauté de l’escalade, qui a pris l’habitude d’escalader ces blocs de plus de 1000m de haut sans être assuré.

La présence humaine remonte à longtemps, très longtemps même puisque les plus vieux vestige retrouvé sur place suggère que des Amérindiens habitaient déjà sur place près de 4000 ans avant notre ère. Ce n’est qu’au milieu du XIXème siècle que les premiers colons américains entre en contact avec eux et découvre la vallée. El Capitan, la plus célèbre formation granitique du parc situé ans la vallée du Yosemite est d’ailleurs nommée à cette occasion lorsque une garnison de soldats mexicains (mexicains, vous avez bien lu, car la Californie était jusqu’en 1850 rattachée du Mexique et ce jusqu’en 1850 et la guerre de américano-mexicaine remportée par les Américains) entre dans le parc pour la première fois et nomme cette roche haute de plus de 1000m en l’honneur de leur chef.

une petite pause pour se ressourcer
une petite pause pour se ressourcer


La découverte d’or attire de nombreux aventuriers dans la région et l’état de Californie, récemment passé sous le contrôle des Etats-Unis d’Amérique, décide d’envoyer sur place une garnison militaire dirigé par John Salvage (Jean le Sauvage, littéralement). John portant plutôt bien son nom, lui et ses hommes finissent par mater les révoltes à répétitions menées par les Amérindiens. Consciencieux, il finit même par venir à bout des Amérindiens et à la fin du XIXème siècle, il ne reste plus aucun Indiens sur place.

En 1869, le président Abraham Lincoln, convaincu par l’insistance de deux sénateurs de la région décide de protéger la vallée du Yosemite en faisant voter un décret par le Congrès afin de protéger le lieu des intérêts privés. C’est la première fois qu’une telle décision est prise dans l’histoire des Etats-Unis, et elle ouvre la voie à la classification du Yosemite comme parc national fédéral en 1890.

Entre temps le tourisme dans le Yosemite se développe, d’abord avec la construction de la première ligne de chemin de fer transcontinental en 1869, qui relie la cote pacifique à la cote atlantique et réduit systématiquement le temps nécessaire pour se rendre dans le parc. En 1907, la ligne de chemin de fer est étendue et permet aux touristes de se rendre directement dans le parc augmentant immédiatement le nombre de personnes sur place. Mais c’est l’avènement de l’automobile et la construction d’une route pour se rendre sur place qui fait exploser le nombre de visiteurs de moins de 10 000 en 1907 à plus de un million dans les années 50 et 2 millions au milieu des années 80. L’afflux de curieux est tel que la pollution générée par les véhicule met en péril les efforts de conservation du lieu. L’état de Californie décide finalement d’interdire l’entrée des véhicule dans la vallée du Yosemite afin de réduire la pollution atmosphérique sur place. Un système de navettes est mis en place dans les années 70 et est toujours fonctionnel à ce jour.

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 Nous arrivons sur place à la fin du mois de novembre convaincu de notre bonne étoile. Nous sommes chanceux notre premier jour sur place, où malgré les températures basses, le beau soleil nous permet d’explorer les sentiers de randonnées les plus populaires et de nous extasier devant les cascades. Cette fin d’automne nous offre aussi l’opportunité d’admirer le manteau orangé qu’a revêtu la vallée en cette fin d’automne. L’autre énorme avantage d’être sur place si tard dans la saison, c’est que le parc naturel ne s’apparente pas trop à Disneyland au moins de juillet, et que prendre les navettes qui sillonnent le parc ne ressemble pas non plus à prendre le RER A à Châtelet aux heures de pointe. Vous souriez… et bien figurez-vous que c’est le sort qui attend la plupart des malheureux qui viennent visiter le parc durant l’été.

Forcement, s’il y a autant d’avantage, il doit bien y avoir quelques inconvénients à venir fin novembre. Le premier, c’est les vivifiant -5 Celsius qu’il fait la nuit, encore plus vivifiant lorsque comme moi vous dormez sous la tente. Le second c’est que la lumière le soleil s’est mis en hibernation et que ce fainéant se lève tranquillement à 8h30 pour retourner se coucher vers 17h00. Cela laisse beaucoup moins de temps pour les randonnées, et cela pose quelques soucis le soir venu lorsqu’il faut se faire la tambouille ou se brosser les dents à la lueur d’une lampe de poche tout en sautillant sur place pour ne pas finir congelé.

Nous campons sur place durant deux jours. Il fait un peu frais (-5 Celsius), mais cela reste supportable. Malheureusement, le calendrier et surtout l’hivers nous rappellent à la raison lorsqu’après trois jours sur place, nous nous réveillons le jour de notre départ alors qu’un tapis de quelques centimètres de neige a recouvert les prairies autour de nous. Notre plan de traverser le parc pour rejoindre la vallée de la mort, situés à une centaine de kilomètres d’ici tombe à l’eau. Les rangers du parc nous annoncent que la route 120 qui traverse le parc est fermée depuis 3 jours et qu’elle ne rouvrira plus durant tout l’hivers. L’idée de l’emprunter malgré tout nous traverse l’esprit, mais un local nous confirme qu’il y a plus d’une cinquantaine de centimètre de neiges sur certaines portions. Obliger de me pencher sur une carte de la région, j’ai le droit à un cours pratique de géographie. La Sierra Nevada, la plus haute chaine de montagne des Etats-Unis, qui traverse le Yosemite, s’étend de Las Vegas au Sud, jusqu’à Fresno au Nord. Elle n’est traversée par des routes que par la 120 et la 108 qui sont toutes les deux fermées. Nous n’avons pas d’autres choix que d’effectuer un détour de 400 kilomètres par le Nord pour éviter les montagnes. Ouch, ca n’était pas prévu…

Nous qui pensions pouvoir traverser la Vallée de la mort pour enfin rejoindre Vegas, la fameuse ville qui ne dort jamais, dans la journée: c’est raté. Nous rêvions tous les deux d’une bonne douche bien chaude et d’un lit confortable dans l’un des hôtels de la ville, histoire de reprendre des force, d’autant plus qu’il est très facile de réserver une chambres en ligne, comme sur Venere.com. Partie remise.

En regardant la carte un peu plus attentivement, je m’aperçois que ce détour nous force à passer à quelques dizaine de kilomètre du lac Tahoe. Et si ce coup du destin était une chance de voir quelque chose de plus? Positivons! 🙂

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6 Comments

  1. De beaux souvenirs – malgre le froid des paysages magnifiques et la visite des biches le soir dans le yosemite vaut la peine de se les geler 😉

  2. J’espère que vous aurais une autre occasion de visité la Vallée de la mort 🙂

  3. J’espère que vous aurais une autre occasion de visité la Vallée de la mort 🙂

    1. @L’orthodoxie: Je l’ai eu et cela sera l’occasion d’un prochain article et d’une video. J’ai juste du faire un grand détour de 400km pour y arriver 😉

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