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Après une semaine pour d’arrêt technique à Lima, où pour une fois ce n’était pas la Chérie Moya mais moi qui passais aux stands, j’ai repris la route longeant l’océan pacifique en direction de l’Equateur.
Ayant choisi de ne pas passer par la partie amazonienne du Pérou, la route qui me sépare de la frontière avec l’Equateur consiste principalement dans la continuité de l’immense désert qui s’étend quasiment jusqu’à la frontière nord du Pérou. Les arrêts possibles durant ce trajet sont peu nombreux et le seul que j’effectue est à Trujilo, principalement pour changer de bus. L’attente entre mes connexions me laisse le temps de me promener dans le centre ville, de faire un arrêt au festival national du Ceviche (si vous n’avez pas lu mon dernier article sur ce plat national péruvien, c’est ici que ça se passe).
Puis en continuant à errer dans les artères principales de la ville, admirant au passage quelques jolis buildings coloniaux, pratiquement tous reconvertis en agence bancaires (qui a dit que les banques n’avaient plus d’argent???), j’aperçois au loin un regroupement et un orchestre.
En m’approchant je me retrouve au milieu d’une marée de drapeaux arc-en-ciel et je comprends qu’il s’agit de la Gay Pride locale (renommée récemment Marche des Fiertés). Comme partout dans le monde, le rassemblement est très festif, mais je comprends vite que dans ce pays d’Amérique Latine à très large majorité catholique pratiquante, il revet une dimension particulière. Etre homosexuel ou transexuel n’est nulle part facile (à part peut-être en Thailande, mais c’est un autre sujet), mais les difficultés rencontrées dans une société latine au machisme prononcé sont encore plus grandes qu’ailleurs.

jeune fille cagoulée pour ne pas être reconnue

Je regarde passer le cortège devant moi, mi-amusé, mi-impressionné par le courage de ces gens qui manifestent pour qu’on les acceptent comme ils sont. Alors que je prends quelques photos, je comprends en voyant deux jeunes filles encagoulées, et une autre qui s’approche de moi en me demandant de ne pas publier mes photos dans des médias locaux par peur des représailles, que le chemin qui leurs reste à parcourir pour se faire accepter est encore long.
Et vlan une petite vidéo:

[vimeo 46075160]

Et poum un pêle-mêle photo:


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2 Comments

  1. Déjà, dans nos pays, cela n’a pas été facile, alors il leur faudra du temps. Bravo pour ceux qui ont osé. Fête sympa, colorée, maquillée …

  2. Une coincidence sympathique et culturelle 😉

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