Vue du Machu Picchu au matin, fleurtant avec les nuages…

Ce n’est qu’en 1911 qu’un chercheur américain de l’université de Yales, Hiram Bingham, alors à la recherche de la ville sacrée des Incas retrouva la trace de ce qui fut 400 ans plus tôt un centre urbain d’au moins 1000 habitants.  La bonne plume de Bingham qui écrivit plusieurs ouvrages au sujet de sa découverte, couplée à la publication en 1913 d’un numéro dédié du prestigieux National Geographic Society magazine contribuèrent à rendre mondialement connue cette cité perdue.

Cité perdue car le Machu Picchu est à ce jour la seule ville Inca que les Conquistadors Espagnols ne découvrirent jamais… et ne pillèrent donc pas. L’histoire a retenu que Bingham était un incroyable explorateur très inspiré qui a réussi à retrouver la trace  de la ville par lui même, mais si on veut être un peu critique et que l’on reprend ses mémoires, c’est intéressant de voir qu’il avoue lui même avoir été guidé sur place par des locaux qui habitaient dans le village d’Agua Caliente en contrebas. Plus incroyable encore, il explique qu’en plus de connaître l’existence du site, les locaux utilisaient encore en 1911 certains de ses systèmes d’irrigation. Qu’en déduire: Bingham était-il un immense explorateur, ou simplement un archéologue plus malin que les autres qui a pris le temps de questionner les locaux?

plaque commémorative de la découverte de Bingham à l’entrée de Machu Picchu

Après sa découverte, plusieurs expéditions se succédèrent afin d’étudier et de dégager le site de la végétation qui l’avait envahi. Les différentes missions ont permis de confirmer l’importance du site, principalement du fait de ses riches décorations et des nombreux bâtiments cérémoniaux, mais personne n’a jamais réussi à expliquer entièrement le rôle de cette ville d’environ un millier d’habitants. L’une des théories principale serait que le Machu Picchu était une résidence secondaire pour les empereurs Inca, qui venaient profiter du climat agréable de cette région semi-tropicale lorsque le thermomètre de Cuzco (la capitale Inca) frôlait trop prêt du zéro. D’autres avancent un rôle cérémonial du fait de la situation singulière, perchée au sommet d’un piton rocheux, entre deux montagnes et entourée par une rivière en contrebas.

Quel que pu être le rôle du Machu Picchu, les mystères qui l’entourent entretiennent la légende et le mythe et attirent des milliers de touristes chaque année sur place. Parmi tous ces joyeux curieux, un barbu à tête rasé: moi.

Après beaucoup de fun pour arriver sur place (cf mon dernier post), et pas mal de transpiration le matin pour grimper jusqu’aux grilles d’entrée, je me retrouve le bec dans l’eau en m’apercevant que les tickets ne peuvent être acheter qu’à Aguas Calientes, 800m plus bas. Les boules! J’essaie de négocier avec les contrôleurs à l’entrée mais rien à faire… Il est 6 heures du matin, je n’ai pas eu le temps de prendre un café et ils m’expliquent que j’ai fait tout cela pour rien?!? Hors de question! Je commence à faire des pieds et des mains et je finis par trouver un guide qui me propose moyennant 3 dollars d’appeler un ami à Agua Calientes qui pourra acheter un billet pour moi et me passera ses références. 15 minutes et 49 dollars plus tard (le prix du billet + la commission de mon sauveur) et je franchis les grilles du Machu Picchu.Impossible d’avoir une idée de l’étendu du site car la brume le recouvre entièrement. Le brouillard est si dense que j’ai du mal à voir là où je pose les pieds. Après m’être promené une heure sans voir grand chose, je décide de m’asseoir et de croiser les doigts pour que la brume se dégage. J’en profite pour filmer la scène… je ne le regretterai pas. Après une heure à observer les nuages jouer à cache-cache, le ciel s’éclaircit et le spectacle de cette cité 5 fois centenaire s’offre à moi, mais regardez plutôt…

Quasiment 1000m en aval j’aperçois la station hydro electrica où j’ai laissé ma moto la veille. La ville semble flotter au milieu des montagnes et le spectacle est magique. Le Machu Picchu et ses mystères n’ont pas volé leur réputation…

Et poum un pêle-mêle photos

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Et la video

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8 Comments

  1. Quelle mystérieuse montagne drapée dans le brouillard qui se révèle majestueuse quand celui-ci se déchire ! Quel très vieux et bel assemblage de pierres ! Et quelles belles fleurs colorées pour donner vie à ce qui date de très longtemps ! Quel beau pêle mêle photos pour découvrir ces merveilles !!!

  2. Quelle mystérieuse montagne drapée dans le brouillard qui se révèle majestueuse quand celui-ci se déchire ! Quel très vieux et bel assemblage de pierres ! Et quelles belles fleurs colorées pour donner vie à ce qui date de très longtemps ! Quel beau pêle mêle photos pour découvrir ces merveilles !!!

  3. Quelle mystérieuse montagne drapée dans le brouillard qui se révèle majestueuse quand celui-ci se déchire ! Quel très vieux et bel assemblage de pierres ! Et quelles belles fleurs colorées pour donner vie à ce qui date de très longtemps ! Quel beau pêle mêle photos pour découvrir ces merveilles !!!

  4. […] Contacts Article Précédent […]

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  6. Un site qui donne matiere a reflexion c’est sur… quel effet ca fait de contempler des siecles de mystere?

  7. Un site qui donne matiere a reflexion c’est sur… quel effet ca fait de contempler des siecles de mystere?

    1. @Flo: Ca laisse penser que des civilisations avant la notre en savaient long sur beaucoup de sujets, et elles ont pourtant disparu… On peut alors légitimement se demander ce qui a entrainé leur déclin, et se poser la question de savoir ce qu’il adviendra de notre civilisation? Trop sûr de nous même aveugler par notre propre égo va-t-elle elle aussi disparaitre? Son déclin n’aurait-il pas déjà commencé?

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