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les photos de la frontière depuis l’intérieur du bus, rien à faire ça ne rend pas aussi bien…

Après m’être séparé de ma Chérie Moya (cf mon article précédent disponible ici), je me retrouve dans une situation qui m’était jusqu’alors là inconnue: piéton. Voilà deux ans que je parcours les routes du monde avec mes propres roues. Après 63 000 kilomètres en autonomie complète, l’idée de devenir dépendant des bus et autres transports en commun ne m’emballe guère. J’ai néanmoins pris la décision de ne pas envoyer ma moto en Amérique du Sud, et de réserver l’émotion des retrouvailles avec Lizzy pour mon ultime traversée des USA.
Les raisons qui m’ont poussé à ce choix sont logistiques, financières et sécuritaires (entre autre du fait de la situation extrêmement instable de certaines régions sur ma route dont le Darien et le Mexique). L’autre raison c’est pour me pousser à avancer plus rapidement. “En aurait-il marre de parcourir la planète?” La réponse est non, mais après deux ans passés sur les chemins du monde, il est aussi temps de voir se dessiner lentement le retour. Voyager peut-être sans fin, et je ne veux pas que mon aventure se transforme en une errance sans but. J’ai donc pris la décision d’essayer de boucler mon tour (du monde…) d’ici la fin de l’année 2012 afin de passer mes premières fêtes de fin d’année en famille depuis 2009. Je vous rassure, rentrer pourrait n’être que temporaire, et boucler cette boucle ne veut aucunement dire que ma faim d’aventure soit rassasiée.
Pour tenir ce délai, j’ai choisi de ne pas m’offrir la liberté (et du même coup de renoncer aux contraintes…) d’avoir mon propre moyen de locomotion durant la traversée des régions “Nord de l’Amérique du Sud – Amérique Centrale – Mexique”. Je conserve par contre ma philosophie du “tout par la route” qui m’est chère depuis mon départ de Paris en Septembre 2010 (je me réserve le droit de vous expliquer pourquoi je tiens tant à cette philosophie dans les commentaires de cet article si ça vous intéresse…)
Je me retrouve donc “piéton du monde”, et pour m’adapter à ce nouveau statut, rien de tel que de me payer une petite remontée plein Nord de 2500km d’Antofagasta à Lima… en bus. Le bus présente beaucoup d’inconvénients mais je dois lui reconnaitre au moins un avantage. Faire 2500 kilomètres ne prend qu’une journée et demie, et à l’arrivée, on n’est même pas fatigué vu que l’on a pu paisiblement roupiller tout le long. Et puis de toute façon, je la connaissais déjà cette route:  je l’avais parcouru en Chérie Moya 😉

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4 Comments

  1. Alors, cette philosophie par la route? 😉 On veut tout savoir!

    1. @Flo: la philosophie du voyage par la route, c’est s’offrir la chance de prendre son temps pour voir les paysages, les climats, les cultures et les gens changer lentement. Contrairement à l’avion où après un vol de plusieurs dizaines d’heures, on ne retient que les différences entre son point de départ et son point d’arrivé, le voyage overland permet d’observer les similitudes entre les populations. Le monde ne change pas brusquement lorsque l’on traverse une frontière, la route te montre un peu comme dans un puzzle, les interconnections entre les gens et les cultures. La philosophie de l’overlanding, c’est aussi celle de prendre son temps: le lieu de départ et celui d’arrivée importent peu, c’est le le voyage en lui même qui est au centre de tout, avec toutes les rencontres et les difficultés sur ton chemin. Dans ce type d’aventure, la route devient plus qu’un simple bout de bitume, elle est ton fil rouge, la seule qui te suit tout au long de ton voyage. Elle devient ta meilleure amie, voire ton flirt. Tu la suis fidèlement, et elle te force à sortir de ta zone de confort, à te mettre à risque et à t’ouvrir aux autres. Elle t’offre la chance de découvrir la planète et ses habitants en même temps qu’elle te permet de te découvrir toi-même, sans artifice, en profondeur. Le voyage par la route en seulement quelques lignes, c’est pour moi tout cela, et certainement beaucoup plus encore…

  2. Alors, cette philosophie par la route? 😉 On veut tout savoir!

    1. @Flo: la philosophie du voyage par la route, c’est s’offrir la chance de prendre son temps pour voir les paysages, les climats, les cultures et les gens changer lentement. Contrairement à l’avion où après un vol de plusieurs dizaines d’heures, on ne retient que les différences entre son point de départ et son point d’arrivé, le voyage overland permet d’observer les similitudes entre les populations. Le monde ne change pas brusquement lorsque l’on traverse une frontière, la route te montre un peu comme dans un puzzle, les interconnections entre les gens et les cultures. La philosophie de l’overlanding, c’est aussi celle de prendre son temps: le lieu de départ et celui d’arrivée importent peu, c’est le le voyage en lui même qui est au centre de tout, avec toutes les rencontres et les difficultés sur ton chemin. Dans ce type d’aventure, la route devient plus qu’un simple bout de bitume, elle est ton fil rouge, la seule qui te suit tout au long de ton voyage. Elle devient ta meilleure amie, voire ton flirt. Tu la suis fidèlement, et elle te force à sortir de ta zone de confort, à te mettre à risque et à t’ouvrir aux autres. Elle t’offre la chance de découvrir la planète et ses habitants en même temps qu’elle te permet de te découvrir toi-même, sans artifice, en profondeur. Le voyage par la route en seulement quelques lignes, c’est pour moi tout cela, et certainement beaucoup plus encore…

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