Après être arrivé à Nazca et avoir survolé les fameuses lignes du même nom (cf article précédent), je me trouve désormais sur la côte Pacifique. J’ai laissé la barrière infranchissable que forme les Andes derrière moi, et la Chérie Moya est ravie de savoir qu’elle peut désormais contempler la barrière naturelle que forme les Andes tranquillement et qu’elle n’aura plus à les franchir à nouveau. Cela me rassure moi aussi car la réparation artisanale de l’homocinétique que j’avais entrepris à La Paz n’a été que temporaire et chaque tour de volant que je donne recommence à faire pousser des cris d’agonie à la voiture.

Pour briser la monotonie de la traversée du plus grand désert des Amériques, je décide de m’arrêter pour quelques jours au bord de l’oasis de Huacachina. La légende veut qu’une jeune princesse indigène entrain de prendre son bain aurait été surprise par un chasseur. Effrayée, elle se serait enfuie en laissant la lagune qui forme l’oasis derrière elle, et que dans sa fuite, son manteau aurait sculpté les dunes de sables qui entourent Huacacina. Certains disent que transformée en sirène, elle vivrait toujours dans les eaux du lagon.

Sur le papier Huacachina semble effectivement être une destination paradisiaque. Un petit trou d’eau, quelques palmiers, 115 habitants et des dunes de sable à perte de vue. Un paradis certes, mais pas un paradis perdu depuis que des hordes de backpackers venus du monde entiers viennent s’adonner au sand boarding (surf sur les dunes de sable), et plus bruyant, faire du rodéo  en buggy au milieu des dunes.

Le cadre est donc des plus sympas mais Huacachina ressemble surtout à un ghetto pour backpackers. Je n’ai rien contre eux, j’en suis moi même un, mais force est de constater que les vroummm des moteurs de buggy n’attirent pas que les plus intéressants des voyageurs. Une fois sur place, je me suis quand même essayé au surf des sables. Après 45 minutes d’escalade des dunes de sable sous un soleil de plomb, 5 minutes de descente, 4 chutes et des grains de sable dans tous les orifices que mon corps a à offrir (oui… vous pouvez imaginer même les endroits les plus horribles…), j’ai compris que ce sport n’était pas pour moi.

Je suis donc parti pour une activité moins physique mais plus adaptée à mon caractère: une marche au milieu des dunes de sable. Et après m’être suffisamment éloigné pour ne plus entendre les vrombissements des buggys, alors le spectacle est devenu beau et impressionnant. Mais voyez plutôt la vidéo du coucher de soleil

et le pêle-mêle…

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3 Comments

  1. As-tu ete envoute par le chant de la sirene?

  2. As-tu ete envoute par le chant de la sirene?

    1. @Flo: même pas, elle m’avait posé un lapin la garce!

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