Comment fidèlement vous rapporter mon expérience en Antarctique. Par où commencer ? De quoi vous parler ? Quels adjectifs utiliser pour décrire ce lieu dont la beauté est au delà de tous ce que les superlatifs à ma disposition pourraient traduire.

J’ai d’abord pensé à une narration chronologique, reprenant jour après jour ce que j’ai vu et fait; et puis en  débutant l’exercice, je me suis rendu compte que le récit allait être d’un ennuie mortel pour les lecteurs. J’ai alors décidé de me poser la question autrement: qu’est ce qui pendant ces douze jours a été tellement incroyable et indescriptible? la nature, les paysages et l’ambiance surréaliste dans laquelle j’ai évolués.
Pourquoi me lancer dans un long, pénible et forcément imparfait exercice de rédaction, alors que j’ai à ma disposition des photos et des vidéos qui vous permettront vous aussi de vous émerveiller en admirant la beauté de ce continent.

Je vais vous épargner les articles longs et ennuyeux. L’Antarctique  méritant beaucoup plus qu’un post, j’ai décidé de poster 7 articles sur le sujet, ou plutôt 7 photos sur le sujet, que je commenterai à chaque fois afin de vous donner le contexte autour duquel le cliché a été pris. Un dernier article posté à l’issue de cette session vous présentera une sélection plus importante des shoots réalisés sur place.
En attendant, place à la première photo de la série, ou plutôt aux deux premières… histoire de vous mettre en bouche. 

Cette photo a été prise le mercredi 25 janvier, quelques minutes avant notre départ, alors que notre bateau, l’Ocean Nova mouille encore au port d’Ushuaia. Nous nous apprêtons à partir pour 2 jours et 2 nuits de traversée du passage de Drake, où se rencontrent les océans Atlantique, Pacifique et Sud (autrement appelé Océan Antarctique). Ce passage entre la Terre de Feu et le continent Antarctique, qui englobe le Cap Horn, est considéré comme la pire zone maritime du monde, en rapport à ses conditions météorologiques variant de mauvaises à catastrophiques.
Par une chance inouïe, notre voyage aller n’est pas aussi horrible que ce à quoi nous nous attendions. Après la première nuit passé dans mon bunk bed, je dois quand même voir le docteur à bord afin de  récupérer des pilules contre le mal de mer, mais la gite du bateau est « incroyablement faible par rapport à d’habitude », aux dires des membres de l’équipage.


Je passe du temps sur le pont pour profiter de l’air frais tout en regardant les albatros suivent notre bateau. Ils se servent des dépressions que crée notre embarcation pour surfer sur les courants d’air. Le continent disparait lentement derrière nous et nous nous retrouvons en pleine mer. Plus que 48 heures et Antarctica here I am!

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5 Comments

  1. Vivement la suite!

    1. demain…

  2. Quel bel oiseau l’Albatros quand il vol ! Aimé des poètes.
    “Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
    Le navire glissant sur les gouffres amers.” Baudelaire
    C’est super ce voyage en images !

    1. Amusant que tu cites ce poème, je l’ai lu avant hier et j’ai hésité à l’ajouter à l’article. Maintenant c’est fait 😉

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